dimanche 31 juillet 2011

Perte de contrôle

Il y a plusieurs choses qui me dérangent. Il y en a un peu moins pour lesquelles je perds tous mes moyens. Une seule chose, je crois bien, fait que je me mets à sacrer comme un bûcheron tout en devenant la pire mauviette. Que je me sens à la fois complètement insultée et prête à tuer...

Je déclare donc publiquement ma honte profonde et viscèrale pour les guêpes! Elles étaient des bestioles sans importance à mes yeux jusqu'à ce que je devienne leur victime. Depuis toujours, on m'avait dit "Tu ne les dérange pas, elles ne te piqueront pas". Ce qui avait bien fonctionné... et ce que je tente encore chaque fois...

Il y a quelques années, alors que j'habitais au deuxième étage, j'étendais mon linge sur la corde un magnifique matin de printemps. Sans donner de signe annonciateur deux d'entre elles m'ont piqué sur la main. Étendre sa brassée était-il devenu une déclaration de guerre? Il me semble que j'avais l'air de tout mais surtout pas l'air dangereux! Première offense bien notée et je n'ai pas le pardon facile! Quelques jours plus tard, quelques jours pendant lesquels j'ai fait mon lavage sur le qui-vive, je suis arrivée  armée. À la pénombre, en traitre comme elles l'avaient fait, j'ai aspergé le nid devenu immense. Il s'est presque dégonflé comme une balloune pour s'échouer deux étages plus bas. J'allais constater, le lendemain parce que j'avais beaucoup trop peur d'une riposte le soir même, que j'avais gagné la guerre!

L'an dernier, même histoire, mais ici à la maison. Une piqûre, en étendant le linge encore une fois. Pas de signe de nid, pas de signe de gang. J'en conclus que c'est une petite égarée qui dans une crise de folie s'est attaquée à moi. Erreur de parcours de la petite guêpe...

Semaine dernière... les t&*%$% rôdent autour de la piscine. Même si on ne patauge pas beaucoup ces jours-ci, il faut quand même aller mettre quotidiennement le chlore et mémèrer sur la température de l'eau. Mon chum, du haut du patio de la maison, pense que je me suis brûlée avec de l'algicide (est-ce possible?). Non, deux petites cr$%#% m'ont piqué sur la main et sur la tempe. Ça brûle, ça pique, ça élance et j'ai mal à l'orgueil! Comme elles semblent avoir avisé leur copines, je me sauve.

Le lendemain, en faisant la vaisselle, mon chum fait un "back wash" et je vois la meute s'approcher de lui... Je sors en vitesse l'aviser! Elles ne nous auront pas!

Je pars donc, plus tard dans la journée, chercher la source de cette attaque, le nid! Je le trouve, dans le haut d'un des poteaux de piscines, celui situé entre l'écumoir et le jet d'eau. Au même moment, des pommes tombent du pommier. Je fait un saut d'enfer. Suis-je en train de devenir folle à cause de ces petites bêtes à rayures? Je crains que oui!

Je sors la canne de vaporisateur mortel, je précise l'endroit du nid et désigne mon chum pour cette fois-ci aller à l'attaque. C'est à la course qu'il revient de son intervention, à la tombée du jour encore une fois.

En jaquette et en robe de chambre, armée de la baguette de la balayeuse de piscine que je vais tester l'efficacité de la dernière attaque le lendemain. Mission accomplie!

Merci chéri de nous avoir sauvé de ce grand danger, et surtout d'avoir évité que je ne sombre dans la folie!

J'explore mon corps!

Louloute est un passionné des trous. Vous le saviez déjà. Voilà qu'il s'est dernièrement découvert une nouvelle passion. Voici l'histoire de cette petite découverte.

Lors de sa grande toilette, un soir que Papa Louloute travaille, Mamie vient donner un coup de main à maman. La tâche est assez simple, il faut divertir fiston pendant que j'opère la débarbouillette et il faut surtout surveiller le bac d'eau! Comme il est calme, je demande à maman de lui laver les orteils de "sa grosse patte bleue". Elle prend le Q-tips et s'affaire à nettoyer les petits racoins.

C'est ainsi qu'une nouvelle passion s'éveilla chez Louloute. "Le mettage d'objets entre les orteils!"


Cet après-midi, une fois nos petits "drinks" terminés, il réclame nos pailles. Les regarde et réfléchit. Les voilà, elles sont bien rangées, entre les orteils! Quelle découverte! Je crois que ça fait parti du "je découvre mon corps" tout ça!

Si jamais vous vous demandiez comment il monte sur la table... Tout seul!

samedi 30 juillet 2011

Le castor

Pour nos vacances familiales, nous sommes allés nous promener à Montréal. Un voyage de 24 heures pour aller voir le Biodôme entre autre.

Louloute a apprécié sa visite, bien impressionné souvent davantage par les gens que par les animaux. La visite s'est, pour la majorité du temps, organisée ainsi: Papa avec Louloute dans les bras pour qu'il soit en mesure de voir quelque chose et maman pousseuse de poussette vide et photographe officielle.

Louloute regarde partout et est en mesure de trouver ce que nous lui montrons du bout du doigt. Comme nous sommes encore en période d'initiation au vocabulaire intensive, on dit, dit, et redit les noms des animaux.

Louloute a particulièrement apprécié les castors. Ils étaient deux et ils sont venus nager tout près de lui. Nous avons eu droit à quelques éclats de rire et beaucoup de petit index en l'air!

À la fin de la visite, il fallait absolument que je m'arrête à la boutique souvenir. J'ai expliqué à Papa Louloute que ce serait une bonne idée de lui rapporter un souvenir symbolique de sa visite.

C'est alors que nous choisissons, certainement pas pour sa beauté je vous l'accorde, un castor en peluche. C'est ici que débute la relation la plus conflictuelle entre un enfant et un toutou.

Dès notre arrivée à l'hotel, Louloute cri en le voyant. Il n'a pas peur, il ne veut tout simplement pas le voir! Malgré tous nos essais, rien à faire. Il le tire au bout de ses bras. Pauvre castor... !

À la maison, c'est devenu une blague qui court. (version ratée de "running gag"... et de gag tout court aussi j'imagine!) Nous faisons exprès pour démontrer beaucoup d'amour à ce petit castor pour ensuite le mettre dans la remorque ou le panier de Louloute. Il en ressort aussi vite, et avec tout un air d'aller!

"C'est l'histoire du petit castor,
le plus petit mais le plus fort.
...
Mais une fois qu'il est lancé,
rien ne peut l'arrêter!"




vendredi 29 juillet 2011

Dépenses records

Je ne me rappelais plus être en mesure d'être aussi efficace.

Heure de départ : 12h49.
Mission: Course à relais à faire dans un délai très court puisque Louloute dort pendant que papa et grand-papa travaille sur le patio.

Arrêt 1: Quelle belle petit lumière scintillante, orange, dans le tableau de bord de la  voiture. Donc, on fait le plein.

Arrêt 2: La pharmacie. On a toujours besoin de quelque chose à la pharmacie, surtout avec un enfant. La  voiture se remplie.

Arrêt 3: Un garage pour aller acheter de la peinture pour la voiture de papa Louloute. Ce n'est pas une lumière orange mais des taches oranges qu'il faut faire disparaître!

Arrêt 4: Magasin à un dollar pour le chalet. Je me gâte, une belle lavette avec tout l'équipement pour pouvoir décemment faire la vaisselle et se laver les mains. Wow!

Arrêt 5: Gros magasin pour grosses chaudières de produits pour la piscine.

Retour à la maison!

Une trentaine de kilomètre plus tard, il est 14h01.

Je suis vraiment impressionnée de mon efficacité. C'est fou ce que l'on peut faire sans avoir à attacher, détacher, sortir la poussette, prendre un panier, mettre le chapeau, ramasser le chapeau, re-ramasser le chapeau!

Je suis aussi impressionnée par ma facilité à dilapider notre argent... Combien d'argent disparu en papier de toilette, chlore, crème solaire, essence: près de 220$!

Demandez-moi ce que j'ai fait aujourd'hui? Rien. Un gros rien, bien efficace cependant, à 220$!

dimanche 24 juillet 2011

Plonge au chalet

Nous étions au chalet hier. Louloute s'endort dans sa poussette pendant une promenade.


Il fait 30 degrés, je dors! Y'en a pas de problème!

De retour à notre point de départ, je l'installe à l'ombre, près du chalet, je me prends une chaise et relaxe aussi. J'ai en main mon apareil-photo et une image me frappe. Je l'immortalise en pensant à tous les slogans et idées inimaginables.

Liberty d'être dans le plâtre.


Une pub qui rappelle que malgré les meilleurs équipements, il faut être prudent.


Une photo souvenir pour plus tard.


Concept, sécurité vs prendre soin de ce que nous avons de plus précieux.

etc.

Finalement, parce que c'est toujours à moi que ça arrive ces affaires là et que c'est un peu de ma faute aussi, arriva ce qui "ne pouvait pas" arriver!

Louloute se réveille. J'ai les yeux fermés pour voir sa réaction. J' "hypothétise" qu'il essaie de se lever debout et il est attaché. La poussette est stationnée dans une petite pente et n'a qu'une seule roue à l'avant qui est bien mal placée, photo à l'appuie ... Qu'arrive-t-il?

J'ouvre les  yeux parce que j'entends le fracas de la poussette sur la gravelle! Un autre bon coup ma championne!

Évidemment, je vous épargne, pleurs, lèvre enflée, sang, inquiétude et chaleur qui sont arrivés un à la suite de l'autre!

Une image vaut mille mots... et mille maux encore une fois! Mon petit homme est encore tout brisé! Comme il ne peut presque plus tomber seul, je m'en charge moi-même! À la question t'es-tu sentie coupable? Cette fois oui!


jeudi 21 juillet 2011

Le camp de jour

Trois étés, trois supers étés!
Si vous avez été drogués au camp de jour, vous comprendrez toute la nostalgie avec laquelle j'écris ce message.

J'ai passé trois étés à suer dans mon petit village, dans le camp de jour pas beaucoup de moyens de l'époque. À cette époque, j'étais Lalou. Pourquoi? Tout simplement parce que ça sonnait bien dans mes oreilles et dans la bouche des enfants.

Un premier été, j'ai eu les 7-8 ans. Je me rappelle de ma gang de petits garçons très très très actifs et souvent en chicane. Ça bougeait cet été là! Je me rappelle de la super enquête avec les suspects Seven Up, Pepsi, etc. Je me rappelle aussi les demandes des parents de baisser le suspense un peu pour éviter les cauchemars de leurs enfants!

L'été suivant, j'étais à Toronto en immersion. Je suis allé voir la soirée de fin d'année le coeur gros.

Un second été, mes 5-6 ans et moi étions Les Bombes! Un âge auquel on réconforte, on aide, on encourage, on explique et surtout, on change souvent de jeu! Je trippais à les faire déplacer à la nage, en dansant, à aller à l'école en chantant le plus fort possible, jouer à salade de fruits, à traverse couleurs, dans le carré de sable, aller aux villages des sports et revenir en comptant encore des jeunes en se couchant le soir. C'était Les Naufragés dans le local que nous avions cartonné d'un paysage de mer et de plage.

L'année suivante je travaillais à l'épicerie.

Je suis retournée, après avoir complété mes études, faire de l'accompagnement auprès d'un garçon de 5 ans. Je l'entends encore lire son horaire à picto de la journée en disant "Aujourd'hui, nous allons faire des jeux et des activités". Une magie différente, des moniteurs plus jeunes que moi, des yeux d'adulte, les miens, sur une gang d'ados, les moniteurs. Une année tout à fait unique, mais tout aussi mémorable.

Quel bonheur de commencer une journée en chantant, d'exploiter l'imagination des touts-petits pour les amener à jouer, de les voir partir avec le sourire.

Je vois aujourd'hui les jeunes du terrain de jeux quand je passe en poussette. Je fais même un détour pour passer devant le terrain de l'OTJ en journée. Je vois le local aux couleurs attrayantes, avec du rangement aménagé. Je vois les jeux d'eau sur le terrain. Je vois les jeunes déguisés pour une journée thématique ou encore je les vois avec des chandails identiques pour une sortie. Je vois tout ça et je suis nostalgique de mes étés d'adolescence. J'espère que la plupart des moniteurs qui sont sur le terrain font leur travail d'abord avec leur coeur et qu'ils savent la chance et toute l'expérience qu'ils sont en train d'acquérir.

J'ai encore ma gang de jeunes, je suis bien chanceuse! Je les rencontre en septembre et les quitte en juin...

La lecture

Si j'aime la lecture? Quel genre de lecture? S'il s'agit d'un lire un magazine, un roman-jeunesse, un dépliant, une affiche, mon publi-sac, les pancartes de toutes sortes, mon courrier, je dirais que oui. Les lettres s'accrochent tout simplement à mes yeux sans que je ne doive faire aucun effort.

Quant à lire un roman c'est une autre paire de manche. Je dirai d'abord que je n'ai pas le temps de lire. Ce qui est une raison tout à fait discutable à mon propre avis. Quand mentalement je me sens disposée à lire un livre, il y a quelques critères à combler.

1- La couverture
Elle doit être belle, il doit y avoir une image attirante et surtout pas un titre et un nom d'auteur en grosses lettres dorées sur fond rouge ou bleu pâle.

2- Le titre doit m'avoir accroché et non pas m'être accrochée dedans en le lisant!

3- Le nombre de pages
J'ai envie d'avoir envie de retourner lire mon livre. Donc il doit avoir une certaine "épaisseur". À l'inverse je ne veux pas avoir l'impression de le commencer en camisole sur ma terrasse et de voir la fin assise près du sapin de Noël!

4- L'achat
J'aime acheter le livre. J'aime qu'il m'appartienne, j'aime que les page soient neuves et si froissées par moi, et moi seule. J'y mets même une note avec la saison, l'année de la lecture. C'est comme un moment de ma vie.

5- L'histoire
Simple à prime abord, sinon, je sors une feuille brouillon pour me prendre des notes, sinon j'abandonne tout simplement. Je ne veux pas faire un mots croisés! Je veux relaxer!

6 - Le résumé
La quatrième de couverture (c'est ici que je vous impressionne!) doit me séduire ou susciter mon intérêt ABSOLUMENT. Vous essaierez de me convaincre que c'est le meilleur livre du monde, je n'y croirai pas!

7- À proscrire
Les histoire à l'eau de rose, la science-fiction, les romans historiques, les descriptions qui n'en finissent plus, les livres qui puent ou qui sont devenus jaunes.

Avec tous ces critères et tous ces efforts pour trouver un livre, je le lis et l'apprécie habituellement. Le seul problème, si vous me demandez un mois plus tard ce qui s'y passe, j'aurai tout oublié! Tant d'efforts pour releguer de bons moments aux oubliettes!

Je suis en vacances, donc je lis! Je vous reviens quand j'aurai terminé.